Une famille d'artiste

Née en 1963 à Paris d’un père américain et d’une mère française, Sophie d’Olive, dite Sophido, grandit au cœur d’un milieu artistique riche et foisonnant. De ses premières années entourée de créateurs à ses propres explorations, son parcours est marqué par l’influence familiale autant que par une quête personnelle de sens et d’expression artistique.
Biographie
Sophido enfant, tenant la main d'une sculpture de Germaine Richier

De l'héritage familial à l’émancipation créative

Bercée depuis sa tendre enfance par une atmosphère artistique intense — son grand-père Henri Creuzevault, grand relieur d’après-guerre et marchand d’art, côtoyant des figures telles que Germaine Richier ou Bernard Buffet, et sa mère Colette Creuzevault poursuivant cette tradition avec des artistes comme César ou Niki de Saint-Phalle — Sophido gravit patiemment les premières marches de son propre parcours.

Après quelques années passées dans le mannequinat et la danse moderne, elle découvre véritablement la sculpture à l’âge de 25 ans, trouvant dans cette matière un langage à la fois instinctif et profondément ancré dans ses racines créatives. Très rapidement repérée par le galeriste Jean-Pierre Haïk, elle expose notamment au Salon de Mars et à la Galerie Colette Creuzevault, avant d’être distinguée en 1991 par le Prix de sculpture Gabriel Ollivier au Prix International d’Art Contemporain de Monaco. Familière du Quartier Latin et de ses milieux artistiques, l’artiste consolide son œuvre dans une constante recherche de tension entre force et poésie. Sa sculpture monumentale en bronze, Les trois hiboux, lui est commandée par Le Bon Marché, symbole de reconnaissance d’un art aussi délicat que puissant.

Inspirations
photo sophido au travail
sophido portrait 100x1250
portrait sophido travaillant

Sophido, à ses débuts en 1989

Les animaux, source d'inspiration

Dès ses débuts, Sophido sculpte les animaux. Fascinée par Picasso, sa première œuvre, La Chèvre tatouée, porte la trace directe de l’influence du maître (1950, Musée Picasso).

Les chouettes suivent naturellement, puis viennent les chats : mystérieux, insaisissables, à la fois tendres et griffus, stylisés mais d’une justesse frappante. Solides et fragiles, violents et poétiques, ils incarnent cette dualité propre à tout être vivant. L’univers félin de Sophido est empreint de mystère, mais traversé d’une profonde bienveillance. Ses chats, miroirs d’une humanité parfois troublée, forment une « apocalypse tranquille » où se reflètent nos propres contradictions. « Ce qui m’attire chez les chats, confie-t-elle, c’est leur côté mystérieux. J’ai tendance à vouloir maîtriser les choses, mais avec eux, je dois m’incliner. Ce sont eux qui ont le dernier mot. J’aime leurs multiples facettes : joueurs, sincères, manipulateurs, amoureux ou dédaigneux… Ce sont de formidables comédiens. »

L'atelier

L’atelier de Sophido est aussi sa maison. Un univers artistique dense et personnel, où vie quotidienne et création s’entremêlent harmonieusement. 

Une atmosphère bohème

Le lieu respire une bohème créative avec ses murs  qui servent d'écrin à une collection éclectique d'objets et de sculptures. Les plantes d'intérieur apportent une touche de vie organique qui dialogue avec les créations en céramique et plâtre.

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maison sophido etagere
Des sculptures partout

De grandes étagères murales blanches accueillent une impressionnante collection de sculptures animalières - chiens, chats, hiboux et autres créatures - dans différentes patines, du blanc au noir. On y trouve aussi ses outils et divers objets de référence.

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sophido sculpteur portrait 600x800
Sophido, en 2025
Sophido invite à travers ses sculptures à contempler cette part animale et sensible que nous portons tous, à la fois vulnérable et indomptable.

Bercée depuis sa tendre enfance par un milieu artistique foisonnant Sophido vit au quotidien aux côtés de son grand père Henri Creuzevault, grand relieur d’après guerre et marchand notamment de Germaine Richier ou Bernard Buffet, et de sa mère Colette Creuzevault qui a repris le flambeau de la galerie avec César ou Niki de Saint Phale, Sophido a commencé à sculpter à tout juste 25 ans après quelques années de mannequinat et de danse moderne.

Remarquée dans la foulée par le galeriste Jean-Pierre Haïk et après quelques expositions au Salon de mars et à la Galerie Colette Creuzevault, elle obtient le prix de sculpture Gabriel Ollivier au Prix international d’art contemporain de Monaco de 1991.

Sculpter, pour Sophido, c’est un élan vital. Dans son atelier, la terre, le plâtre et le métal dialoguent. Chaque pièce naît dans l’urgence, entre force et délicatesse, jusqu’à ce que la matière devienne vivante.

Familière du quartier latin et de ses artistes, Sophido vit et travaille aujourd’hui dans le 16e arrondissement de Paris

Pour contacter Sophido​

Pour toute demande d’information, d’exposition ou de collaboration, vous pouvez contacter Sophido.

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